Je tenais un faire un article sur Chantal Sébire...
pour ceux qui ne sont pas au courant encore de cette malheureuse histoire, Chantal est atteinte d'un cancer faciale qui ronge ces sinus, et ses cavités nasales... Depuis que j'ai entendu au Journal son appel de détresse cela ma tout de suite touchée...
Son acte n'est pas anodin pourtant la médecine ne peut plus rien pour cette dame en mal de vivre... elle voudrais partir et ne plus souffrir... et je suis révolter de voir qu'elle n'a aucun soutient... la mort n'est pas la meilleure chose mais si cela pourrait lui permettre de ne plus souffrir alors il faut l'accompagner plutot que de l'accabler...
Son appel au président de la république n'a été entendue qu'à moitié puisqu'elle sera de nouveau obliger de passer devant un comité de médecin expert pour juger de son état de santé...
Je suis étudiante en droit et je suis consciente qu'on ne pourra pas édicter tel quel un texte autorisant l'euthanasie car ce serai la porte ouverte a toute les dérives...
Mais le geste qui pourrait être fait c'est au moins aménager cette règle et pouvoir l'autorisé quand la douleur l'emporte sur la vie...
Pour Cette Dame qui très courageuse
Soutenons la
Mobilisons nous pour que cet appel
Puisse enfin être entendue
Pour qu'enfin elle ne souffre plus
J'envois toute ma force et mon courage a tout sa famille et à Chantal
Sabrina
Voila un article du Figaro qui explique en quelques mots son histoire
Elle refuse le suicide et ne veut pas qu'on endorme sa conscience. Elle veut juste qu'on l'aide à partir en toute lucidité entourée des siens. Chantal Sébire, 52 ans, relance par son témoignage le débat sur l'euthanasie active. Atteinte d'un cancer de la face qui ronge ses sinus et ses cavités nasales, Chantal souffre aujourd'hui d'insupportables douleurs. Elle a perdu le goût, l'odorat et récemment la vue. Avant de devenir "un légume", elle a lancé un appel aux médias et au président de la République pour qu'une loi sur l'euthanasie soit enfin votée. Une loi dont le projet avait déjà été évoqué après l'affaire "Humbert", en 2003, au cours de laquelle une mère avait été jugée pour avoir mis fin aux souffrances de son fils quadraplégique avec l'aide d'un médecin. Tous les deux ont bénéficié d'un non-lieu mais sans pour autant que la loi sur l'euthanasie ne soit modifiée dans le sens de la dépénalisation. La Belgique, les Pays-Bas et plus récemment le Luxembourg ont légiféré pour autoriser le suicide assisté dans de telles circonstances.
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Une décision à été rendue hier sur l'état de santé de Chantal Sébire... Le TGI de Dijon à rendue sa décision est a rejetée la demande de Chantal...
Elle sera donc obliger de partir en Suisse pour partir dignement...
Autant dire que cette décision me révolte... les souffrances ne doivent pas être mesurées et autant dire que j'ai vraiment était en rage en attendant cette décision si injuste... après autant de complications dans sa maladie je pense que le geste qu'aurait au moins pu faire le gouvernement était de lui laisser la possibilité de partir dignité chez elle...
Je ne veux pas meler la politique à cette affaire mais une chose est clair si a la tête de ce pays (ou la dégradation ce fait sentir) on avait quelqu'un de plus politicien, de plus réfléchis et de plus emblématique cela ce serait peut etre passé autrement...
Enfin bon avec des si on pourrai refaire le monde
En tout cas quoi que vous fassiez ou vous partiez Chantal
vous êtes une personne imble et courageuse
Sabrina
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Jeudi 20 mars 2008
Ce matin je suis indigné révolter... Chantal est décédée ... mais pas comme elle avait souhaitée... elle voulait que sa maladie ne prenne pas le déçu et qu'elle puisse enfin prendre le dessus sur elle... Elle ne lui aura pas laisser assez le tps de pouvoir le faire..
Sa fille la découvert en soirée son corps sans vie... Malheureusement pour sa famille ce n'est pas une délivrance mais ils sont abbatus... je reste sans voix... indigné dans le pays dans lequel nous vivons...
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Vendredi 21 mars 2008
(propos relevè du journal le figaro)
Les premières constatations semblent renforcer l'hypothèse d'une mort naturelle de la quinquagénaire.
La décision a été difficile à prendre. Après plusieurs heures de réflexion, le parquet de Dijon a finalement ordonné l'autopsie du corps de Chantal Sébire, décédée mercredi à son domicile de Plombières-lès-Dijon en Côte-d'Or. Une mesure qui soulève l'indignation des proches de cette femme de 52 ans atteinte d'une maladie incurable. «Ce corps a suffisamment souffert. Laissez-le enfin en paix», avait ainsi indiqué dans la matinée Me Gilles Antonowicz, le conseil de Chantal Sébire qui avait réclamé à la justice «de faire preuve d'humanité» en plaidant l'euthanasie active.
Une requête refusée en début de semaine. «Une autopsie serait traumatisante pour la famille», avait pour sa part souligné Emmanuel Debost, le médecin de l'ancienne professeur des écoles dont le visage déformé par une tumeur évolutive n'était plus qu'un masque de douleur.
Or, pour les magistrats, cette autopsie, réalisée dès jeudi et dont les résultats pourraient être connus vendredi , est indispensable. «Quitte à passer pour des sans-c½ur», indique une source judiciaire en avançant une logique purement juridique. «Le médecin qui a constaté le décès a refusé de délivrer un certificat d'inhumer. En conséquence, il est normal que le procureur décide une autopsie afin d'obtenir des éléments scientifiques sur ce qui s'est passé. Imaginons qu'ensuite, quelqu'un revendique un acte d'euthanasie.»
«On n'a rien relevé d'anormal»
C'est donc bien aussi par précaution que la décision a été prise d'autopsier le corps. Jusqu'à présent, en effet, rien ne permet de douter de la mort naturelle de Chantal Sébire. Les auditions de la famille et les constatations laissent à penser que cette femme, dont les jours étaient comptés et la mort inéluctable, est décédée des suites de sa maladie. Saisis de l'enquête, les gendarmes ont ainsi retracé les dernières heures de cette mère de trois enfants, dans son appartement situé en bordure du canal de Bourgogne dans le village de Plombières-lès-Dijon. Bénéficiant d'une hospitalisation à domicile, Chantal Sébire avait reçu dans la matinée la visite des infirmières. Au cours de la journée, elle avait également tenté de joindre son médecin, ce jour-là à Paris et reçu par Nicolas Sarkozy pour évoquer son cas. Puis, seule chez elle, Chantal Sébire s'est éteinte, sans que l'on sache vers quelle heure.
C'est dans la soirée, vers 19 heures, en poussant la porte de l'appartement que sa fille, Virginie, a découvert que sa mère n'aurait plus jamais à combattre sa maladie. Arrivé peu après, le Samu a constaté vers 19h30 le décès de Chantal Sébire, entourée de sa fille et de son frère. «Ils n'étaient pas soulagés mais abattus». Sur place, il n'y avait que les médicaments habituels de Chantal Sébire et aucune trace d'une autre substance qu'elle aurait pu absorber pour abréger ses souffrances. «Le corps a été examiné. On n'a rien relevé d'anormal», explique un proche du dossier en estimant que l'on a accordé un traitement particulier à cette affaire. «Dans bien d'autres cas identiques, l'autorisation d'inhumer aurait été accordée et il n'y aurait pas eu d'autopsie. Mais comme l'affaire est médiatique, on ouvre le parapluie.»
Dans la petite résidence où habitait cette malade incurable, les visages étaient jeudi fermés et tristes. Mais peu de gens avaient dernièrement croisé le chemin de Chantal Sébire, qui restait le plus souvent cloîtrée chez elle, enfermée dans sa prison de douleur. Nombre d'entre eux ont découvert sa vie, au travers des médias. «Je pense à elle et à ses enfants. Notre pays aurait dû l'aider. La dignité humaine n'a pas été respectée», lâche une jeune femme visiblement émue.
Comme pour un dossier criminel, des scellés ont été apposés sur la porte de l'appartement de Chantal Sébire. Une étiquette retenue à la poignée indique cependant la nature différente de l'affaire.
En face de l'intitulé «nature de l'infraction», il est indiqué : «découverte de cadavre». Puis face à la ligne «personne soupçonnée», la case est rayée d'un grand trait de stylo.
(propos relevé sur TF1 ce soir)
Les premières conclusions de l'autopsie de Chantal Sébire ont été rendues publiques vendredi à la mi-journée. Selon le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, il n'y a "pas de cause spécifique pouvant expliquer le décès" de cette mère de famille qui souffrait d'une tumeur rare lui déformant le visage, retrouvée morte mercredi. "L'état personnel de cette personne n'a pas entraîné sa mort directe", a affirmé le procureur. "Il n'y a pas de cause évidente à titre d'hémorragie, à titre d'accident vasculaire, qui a pu entraîner la mort immédiate", a-t-il précisé.
Le procureur a ajouté que des analyses toxicologiques de substances retrouvées dans le corps étaient "à l'heure actuelle en cours" et pourraient prendre plusieurs jours, voire "plusieurs semaines". Selon les résultats de l'autopsie, "les analyses toxicologiques ont mis au jour un certain nombre de substances. Ce n'est pas étonnant puisque Mme Sébire prenait un certain nombre de médicaments, même si elle n'a pas accepté d'être sédatée (prendre des sédatifs) comme cela aurait pu se faire", a indiqué le procureur. Il a ensuite justifié l'autopsie en indiquant que "la justice devait savoir si la mort était naturelle ou si quelqu'un l'avait aidée à mettre fin à ses jours".
L'entourage de Chantal Sébire, qui s'était vivement opposé à une autopsie, a exprimé son indignation. Son avocat a affirmé vendredi après-midi que l'autopsie était "grotesque et n'avait pas lieu d'être" car "le délit d'aide au suicide n'existe pas". "Que la mort soit naturelle ou pas, qu'on fiche la paix à Mme Sébire et à ses enfants, et qu'on en reste là", a-t-il ajouté. "Même si l'on trouve que quelqu'un a fait ça", a-t-il ajouté à propos d'une éventuelle aide au décès, "cela finira en non-lieu car il n'y pas de délit d'aide au suicide en France. Cela n'existe pas", a-t-il martelé, rappelant que seule l'incitation au suicide était passible de poursuites. "Or, personne n'a incité Mme Sébire à mettre fin à ses jours. Elle avait dit à la France entière qu'elle voulait le faire elle-même", a-t-il indiqué. Le médecin personnel de Chantal Sébire, le Dr Emmanuel Debost, a déclaré de son côté que l'"autopsie était de l'acharnement judiciaire et que cela n'(apportait) rien de savoir si Mme Sébire s'était suicidée ou pas".
Plus je lis tout cela et plus la haine et la colère monte... Chantal Sébire souffrait d'une maladie qui la marteler qui lui provoqué des douleurs attroces et doit elle maintenant encore souffrir ... pourquoi ne pas la laisser continuer son chemin au lieu encore de vouloir toujours trouvé une solution à tout cela...
Elle est beau notre système judiciaire... à gerber!!!!